WotW WC: histoire d'une descente aux enfers



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    Septembre 2007, je venais d’hériter de mon oncle américain d’une colossale somme d’argent. Oncle Bob, comme aimait à l’appeler ma tendre mère, avait quitté Le Havre par le premier bateau une belle année de 1947, pour filer vers l’ouest sauvage, les États Unis d’Amérique. Une aventure hors du commun qu’il me narrait via ses différentes lettres. Je frémissais en décachetant chaque enveloppe froissée par le long voyage en aéronef, quelle incroyable histoire allait-il me conter ce mois ci ? L’éradication de la malaria dans la grande ville de Los Angeles ? La défense de Fort Alamo esseulé face à mille indiens iroquois avides de sang, acharnés à le voir quitter cette terre qu’il voulait conquérir ? Le dernier rail du Transamérica qu’il posa de ses propres mains sanguinolentes, meurtries par le souffle d’une explosion de TNT peu de temps auparavant ?

    Un jour, alors que le ciel se noircissait lentement, sombre présage s’il en est, le facteur me tendait une lettre. Je l’ouvrais fébrilement, mes mains tremblotantes, mon envie de découvrir une nouvelle histoire prit le dessus.
    Mais cela fut de bien triste nouvelles: Oncle Bob était mort dixit son notaire. Renversé puis trainé sur dix miles par un livreur de pizza retardataire et roulant en sens inverse sur un Piaggio tunné. J’eus les larmes aux yeux à cet instant je dois l’avouer.
    Oncle Bob était un homme bien, il avait amassé une petite fortune qu’il s’empressait de placer précautionneusement en banque. En 1982 il rachetait le New York Times sur une OPA particulièrement audacieuse. Immeubles, diverses sociétés et quelques millions composaient son patrimoine.
    J’héritais donc à sa mort d’une coquette somme d’argent et du principal porte-feuille en action du New York Times.

    Hors, le journal était bien mal en point. Je dus procéder à contre-cœur à un licenciement quelque peu massif et à l’entrée dans le capital de divers investisseurs.
    Adieu secrétaires de rédaction, journalistes surpayés, rédacteurs en chef et autres porteurs de café [s]chaud[/s] tiède. Adieu mobilier design suédois et portes documents classieux imitation cuir de chez Fiducial. La coupe fut certes sévère, mais assez salvatrice sur le moment. Le journal reparti de plus belle pendant quelques semaines. Mais ce fut illusoire en fait. Le lectorat boudait le journal, il ne retrouvait pas le ton incisif des débuts et le strip de page 3.
    Je fis donc délocaliser la rédaction. En France, les salaires étaient dix fois moindre, c’est donc au pays du vin que je relançais la machine en injectant plusieurs millions d’euros. Fin 2007 donc, une équipe se mit en place, et tachait de remettre le train sur les bons rails.
    J’espérais beaucoup de cette nouvelle épopée, je l’avais promis intérieurement à Oncle Bob en cet instant solennel que fut l’inauguration du nouveau buiding de 12 000 mètres carré en plein Paris: le New York Times renaitrait de ses cendres, aidé par un consortium de multinationales et de petits actionnaires.

    C’est sous le nom du WotW WC que paraitrait ce nouveau canard. Je venais d’acheter le site internet éponyme, suite aux conseils de mes investisseurs. Une bonne affaire: 22 millions d’euros et cent trente mille actions Enron pour ses créateurs. Dix sept mille inscrit, un forum 24 ++ sur la tranche JBQP*, des acteurs innovants sur la scène du net 3.0.
    J’embauchais de nouveaux rédacteurs avec mes derniers deniers, une flopée de pigistes talentueux, une tonne de secrétaire de rédaction, des porteurs de gobelets et un maquettiste renommé ayant travaillé sur le flyers officiel du Parti Socialiste pour l’élection de 2002. Le mag sortirait simultanément dans 74 pays, rien ne pouvait nous arrêter.

    Notre chance tourna à ce moment crucial: les actionnaires voulaient sortir le magazine plus tôt que prévus et souhaitaient une béta pour la séance plénière de fin d’année. Nous dûmes batailler pendant plusieurs jours de suite afin de livrer en temps et en heure un magazine le plus proche de nos aspirations. C’est fatigués et amoindris que la première version débarqua le jour même de la réunion. Cette béta bien que faillible reçu l’aval des investisseurs, enfin le bout du tunnel était là !

    http://issuu.com/sissi/docs/da_wotwc_dans_ton_cul_expansion_pack?mode=embed&documentId=080319213918-af1e0a34187c458eb62df48c8a021e22

    Un fait tragique pour le déroulement de cette périlleuse entreprise advint: en voulant passer l’aspirateur sur le HUB USB, la femme de ménage effaça par mégarde la clé USB contenant toute les versions du WotW WC.
    Perdu les maquettes ! Perdu la possibilité d’affiner le ton ou de corriger les diverses coquilles !
    Je me retrouvais face au mur: le magazine devait sortir coute que coute pour décembre 2007, nous n’avions plus le temps de réécrire la totalité des pages et de maquetter les milliers d’images et textes. Il fallait se baser sur cette V1.0. Un patch plus tard, la V1.1 débarquait sur tout les linéaires de France et de Navarre et en avant première sur le web.

    Acerbe, cruel, sans concession, tel étaient les mots qui définissait cette renaissance.
    Une splendide odyssée qui ne dura pas autant que je l’aurais souhaité, il m’en coute de le dire aujourd’hui.
    Le mag’ se trouva confronté à la parution du nouveau Entrevue, le fameux “spécial fille chaude de la télé réalité”. Nous perdîmes plusieurs millions d’euros en quelques jours, l’entreprise coula dans la foulée, lâchée par les petits porteurs et la faillite de Chrysler.
    Le site WotW perdit en moins de trois mois les trois-quart de ses membres, lassés par les multiples problèmes de connexion du fait du manque de moyen pour l’infrastructure réseau.

    Que restait-il ? Pas grand chose si l’on se place sur le plan financier. Mais sur le plan humain, ce fut une belle histoire humaine. J’en retiendrais une fantastique cohésion, une synergie entre les rédacteurs assez bluffante, fusionnel serait le mot le plus approprié.

    Néanmoins, nous pensâmes un jour à relancer un nouveau magazine en 2008 et renommé WotWci. La disparition subite du regretté Jisse lors d’un accident d’économe scella définitivement le projet.
    Oserions-nous un jour retenter l’aventure ?

    En souvenir de l’Oncle Bob.

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    [img]http://tof.canardpc.com/view/370e2981-b97c-4e3a-80fc-028bcb8b2c77.jpg[/img]
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    * JBQP: jeunes branleurs qui procrastinent



  • :love: :love: :love:

    C’est beau, c’est le Wotw !!!



  • Je peux pas tout lire au bureau, grrrrr



  • J’ai bandé !





  • B.E.“2 N”. Y. B. Mon nom à moi c’est Benny B, mais ça déja tu le savais.

    Wahou.

    EDITH :

    PUTAIN C4EST DES BELGES !



  • fake?



  • Duti et Jisse dans leur jeune âge ?



  • Mais ce que j’aime avec Benny B. C’est qu’il sont trois, et qu’on ne connaît que Benny B. et Daddy K.



  • Le mieux reste cependant la possibilité de fl00der à nouveau.



  • Franchement, j’adore.



  • Pas vous ?



  • Mais vous êtes fous ?! Oh oui.
    C’est vraiment des belges et même en angleterre on les entendait.



  • Si, c’est délicieux.
    Tu savais que les samples de la chanson “Do you speak Martien ?” venaient de la voix de Rigel dans Goldorak ? C’est l’épisode de l’arrivée d’Alcor. (Qu’on entends aussi dans la chanson.)

    J’ai réécouté les BRC : Brussel Rap Convention avec la chanson couleur noire…toute ma jeunesse quand j’aimais la même musique qu’Oni.

    :poppop:



  • T’étais jeune, ceci explique celà. Par contre, l’un des deux est un homme de goût, saurez-vous retrouver lequel ? le rapport avec la choucroute (ou la fricadelle) ? café.

    PS : oui, je suis fatigué, mais j’ai une bonne excuse.



  • L’homme de goût, c’est celui qui a Lisa Simpson a sa bite, tout à gauche ?

    En effet. :love:



  • L’homme de goût, c’est celui qui a Lisa Simpson a sa bite, tout à gauche ?

    En effet. :love:



  • Enfin, c’est mieux que celui du milieu qui a Homer dans son cul. :oo:



  • Enfin, c’est mieux que celui du milieu qui a Homer dans son cul. :oo:



  • Ce déterrage !! :OO:


 

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